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Tome troisième.
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Je conduisis d’abord M. de La Rochefou-cauld chez M. Gléditsch, célèbre naturaliste,l’homme qu’il était le plus empressé de con-naître, et chez lequel il est le plus souvent re-tourné. Comme M. Gléditsch avait partagé aveclui une petite portion de fer vierge , minéralinfiniment rare , et que ce cadeau était trèsprécieux aux yeux du duc, celui-ci me consultasur la manière la plus convenable d’en témoi-gner sa reconnaissance. Ma réponse fut un ex-posé de l’état de pénurie, et quelquefois dedétresse, où M. Gléditsch se trouvait. M. de LaRochefoucauld laissa, dans sa dernière visite ,un rouleau de louis sur le bureau du savant.

Ce trait m’en rappelle un autre où M. de LaRochefoucauld ne put me cacher sa surprise.Il donna, d’après mes conseils, un ducat àM. Stoss , bibliothécaire du roi, et qui nousmontra la bibliothèque publique et le cabinetd’histoire naturelle du château. Le seigneurfrançais n’avait point appris à Paris que , pourquelques moments de complaisance, l’on pûtoffrir un tel salaire à un Daubenton , ou auconservateur d’une bibliothèque royale.

Une maison, qui possédait une fort belleterre dans les états prussiens, s’était éteinte ,