A. BERLIN.
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«plus d’égards et de considération. Peu à peu» ces nouveaux parvenus ont possédé les ter-» res, les titres, les honneurs et les charges. Les» nobles, devenus pauvres, écartés, humiliés ,
» et presque oubliés, ont compris que les ri-» chesses étaient tout ; et il en est arrivé que» les sentiments n’ont plus euaucune valeur, et» qu’on a cessé de les porter en ligne de» compte : on a troqué ses titres contre de i’or,
» tout a été vénal. Les mésalliances se sontmul-» tipliées à l’infini ; les financiers surtout et les» gens d’affaires, les entrepreneurs , les four-» nisseurs publics , n’ont songé qu’à piller da-vantage pour acheter de plus illustres allian-» ces; tous les rangs ont été confondus : il n’y a» donc plus eu de sentiments distinctifs pour«aucune classe. Le premier mobile partout et» pour tous a été l’argent, c’est-à-dire la chose«qui est la plus opposée à l’élévation de l’àme %» et qui ne devient point un objet de cupidité» chez les hommes qui tiennent au gouverne-» ment, qu’elle ne produise en peu de temps»la dégradation la plus générale, la corruption«la plus complète, et la ruine enfin de toute» une nation. Voilà , monsieur, les obligations» que vous avez, selon moi, au système de