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Tome troisième.
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A BERLIN .

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riva un soir, en Silésie, que, vers la fin d’unsouper où l’on n’avait pas épargné le vin deChampagne , le général deSeydlitz, qui alorsétait, sans con tredit, après le général de Ziethen,le premier des généraux de cavalerie prussiens,dit à M. de Conflans : « Dites-moi, je vous prie,«si vous êtes bien content de vos chevaux nor-»mands. —Très content, monsieur: quand on» sait les choisir, ce sont, à mon avis, les pre-» miers chevaux de l’Europe pour la cavalerie.

» — Cependant ils m’ont paru avoir un grand» défaut durant la dernière guerre. — Et quel» est ce défaut, s’il vous plaît ? — C’est qu’ils«n’ont jamais voulu avancer en Allemagne . —•«Monsieur , je vous donne ma parole d’hon-» neur que durant toute la dernière guerre je» n’ai monté que des chevaux normands, et» que je n’ai pas vu un seul cheval allemand qui» n’ait reculé devant moi. Ainsi, vous avez très» mal vu ; au surplus, nous en ferons l’épreuve» quand vous voudrez ; je vous donne à cet» égard tous les défis convenables. » Le géné-ral Seydlitz connaissait les intentions du roi,et, sentant qu’il avait tort, il chercha à se sau-ver à force d’assurances qu’il n’avait vouluque faire une plaisanterie ; de quoi M. de Con-