VOYAGEURS
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flans se contenta, ajoutant néanmoins qu’ilne se prêtait pas à toutes sortes de plaisan-teries, et qu’il fallait savoir faire un choix.Sa fermeté lui valut de grandes politesses de lapart de tout le monde pendant le reste duvoyage ; mais lorsqu’on fut de retour à Potsdam ,il eut une altercation plus vive encore avecM. d’Anhalt, alors premier aide-de-camp duroi. Tous deux étaient dans les appartementsde sa majesté à causer ensemble, lorsqueM. d’Anhalt parla de Louis XV en des termessi peu ménagés, que M. de Conflans reculantd’un pas, et portant la main à son sabre, luidit : « Monsieur, vous savez qu’il est mon roi,» et: que j’ai l’honneur de le servir; vous m’in-« suite/, donc, et je vous en demande raison. » Ilfallut que M. d’Anhalt lui fît des excuses plusformelles que M. de Seydlitz, attendu qu’il nepouvait se prévaloir ni du vin de Champagne ,ni du prétexte de la plaisanterie 1 .
1 Pour mieux peindre encore M. de Conflans , je rap-pellerai ici la réponse qu’il fit au prieur d’une des célè-bres et riches abbayes d’Allemagne , durant la guerrede sept ans. Comme alors il commandait la légion quiportait son nom , et qu’il était habituellement à l’avant-garde , il avait souvent à protéger ceux qui levaient lescontributions. Une .députation de moines ayant leur abbé