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Tome troisième.
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VOYAGEURS

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des plaintes si vives à la cour de Versail-les , que ces messieurs furent rappelés enFrance . M. de Noailles, qui avait servi etcampé avec les gardes- du-corps, leur fit pré-sent , à son départ de sa tente, de ses chevauxet de tout son équipage militaire; procédénoble, et qui acheva de lui concilier tous lesesprits.

J’ai également vu dans ce pays le duc deBiron, qui a si malheureusement péri. Il senommait alors le duc de Lauzun , et n’était oune paraissait être qu’un homme de plaisir etde jeu. J’y ai vu M. le Marquis de Bouillé ,homme grave, parlant peu, et ne cherchantpoint à faire sensation dans le public : il sem-blait qu'il fût venu en Prusse pour des af-faires politiques, car le roi le vit plusieursfois, et n’en parla jamais. J’y ai vu beaucoupde jeunes seigneurs, qui, à la fin deleur éduca-tion , paraissaient y faire leur entrée dans lemonde : il y en eut quelques uns qui furenttrès bien accueillis du roi, et surtout M. lecomte de Chinon , petit-fils du maréchal deRichelieu, dont il porte aujourd’hui le nom.

Un chevalier de Saint-Louis, capitaine degrenadiers dans un régiment très célèbre, était