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Peu avant la guerre de la succession deBavière, deux officiers au service de France arrivèrent à Berlin , comme voyageurs, et vrestèrent sous divers prétextes , jusqu’au mo-ment où Frédéric se mit en campagne : l’un deces officiers était le vicomte Louis de Noailles ,et l’autre le baron de Rodes, officier dans lesGardes Suisses. M. Louis de Noailles se fit parti-culièrement remarquer par son adresse extraor-dinaire en tout ce qui tenait aux exercices ducorps ; il fut également bien venu à raison deses qualités sociales : le prince Henri fut unde ceux qui l’accueillirent le mieux, On futassez surpris néanmoins de le voir, ainsi que lebaron de Rodes , partir avec les troupes, pouraller faire campagne en qualité d’aides-de-campvolontaires de sa majesté. Mais leur service nefut pas long : la cour de Vienne fit à ce sujet
en tête, vint un jour lui présenter une requête en beaulatin, à l’effet d’obtenir une diminution de la taxe àlaquelle cette abbaye avait été condamnée. M. de Con-tlans, voyant du latin, n’eut recours à personne pouren deviner le sens. «Attendez, attendez, » dit-il; et pre-nant un crayon, il écrivit à la marge de la requête : « Si» non payatis, rasibus vostras abbatias. Couflans. » Ilremit ainsi la requête, et fut très bien entendu, car l’ab-baye paya.