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Tome troisième.
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A BERLIN .

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que je le vis après le retour de ce philosopheen France . « Il ne nous est pas encore ar-»rivé, monsieur, me dit-il, de confesser entre» nous deux combien les philosophes de notre» siècle sont merveilleux et sublimes 1 Ah ! ne» soyons pas ingrats : disons qu’il n’y a jamais«rien eu de pareil; et bornons-nous à gémir de» ce qu’ils ne soient pas un peu plus à notre» portée. Quel malheur en effet que, du haut de«la sphère où ils planent, ils ne puissent des-» cendre jusqu’à nous ; et que de cette sorte nous» autres faibles mortels nous ne puissions guère» profiter de leurs leçons. Cependant, monsieur,«quand une heureuse étoile me fait trouver» quelques uns de leurs admirables ouvrages, je«fais ce que je puis pour en pénétrer le sens et» en profiter : je n’ai rien à me reprocher à cet« égard : je mets à les étudier autant de courage» et de persévérance que je le puis. Si je ne réus-» sis pas toujours, j’ai pourtant quelquefois des» succès qui me consolent. Un jour , par exem-» pie, je trouvai dans un ouvrage d’un des plus» grands coryphées de la philosophie moderne,«cette pensée aussi profonde que neuve, que» / esprit humain ne peut être saisi que par lui-« même. Je soupçonnais bien qu’il y avait quel-