VOYAGF.U ES
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garantis pas la vérité de tous ces faits; je dis seu-lement que, dans le temps, ils ont été débités etreçus comme vrais dans tout le nord de l’Europe .
Ce qui m’a engagé à parler ici de ce voyage,c’est que Diderot ayant évité de passer par Ber-lin en allant et en revenant, Frédéric crut qu’ily avait eu en cela de l’affectation, et pensa quel’Europe n’y verrait que le dessein de ne pasle voir, dessein qui ne pouvait que l’offensersous tous les rapports. Il est assez naturel quel’apparence seule d’une pareille déterminationait blessé le roi de Prusse, comme il est très pos-sible que Diderot ait cédé à ce motif, sachantbien que ce monarque avait très fort désap-prouvé, dans la première édition de l’Encyclopé-die, un passage où le philosophe français , aprèsavoir loué le Salomon du Nord comme roi
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comme guerrier, comme philosophe et commepoète, hnit en disant que c est grand dommageque Vembouchure de cette belle flûte soit gâ-tée par les grains de sable du Brandebourgallusion qui, en effet, ne pouvait que déplaire,soit qu’on la rapportât aux talents de ceprince, soit qu’on l’expliquât par les qualitésou défauts du sol des états prussiens.
Le roi tenant rancune à Diderot ne manquapas de l’attaquer indirectement la première fo