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Tome troisième.
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A BERLIN .

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lu cet ouvrage ; que tous les jours, à sondîner, il en avait parlé avec une sorte d’en-thousiasme, jusqu’à ce qu’il fût arrivé à l’apo-strophe : « O Frédéric ! tu fus roi guerrier.

»Tu fus.. etc. Sois plus. Tu livras tes

«monnaies à des juifs. tes finances à des

«brigands étrangers, etc... » Je savais que le roi,dès le jour où ce passage était tombé sous sesyeux, n’avait plus dit un mot ni du livre,ni del’auteur. Je fis néanmoins un premier extrait,qui parvint au roi , dans le volume du journallittéraire de ce trimestre. Frédéric, irrité de ceque l’on parlait de l 'Histoire philosophique,mais ne voulant point s’expliquer sur ce point,écrivit, non aux auteurs du journal, mais àson académie elle-même, une lettre sèche etsévère, où, sans toucher à aucun détail , ilordonnait de mettre plus de soin au journalque l’on publiait, et de faire en sorte quel’honneur de son académie n’en fût com-promis én rien. On vit alors que j’avais euraison : nous ne parlâmes plus ni de l’abbéRaynal, ni de son livre, et les volumes sui-vants de notre journal furent accueillis de lamanière la plus flatteuse et la plus encoura-geante.