VOYAGE [1RS.
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qu’il se fit une juste idée de la manière donton dînait chez le grand Frédéric.
Un autre voyageur, M. l’abbé Raynal , sem-ble nécessiter de plus grands développements,non sans doute à cause de sa personne et deson mérite, mais du moins à cause de sa ré-putation littéraire.
Peu avant la première édition de l’Histoirephilosophique du Commerce des Européensdans les Indes, nous avions entrepris, à Ber-lin , un journal littéraire. Ce journal, dédiéau roi, était annoncé comme rédigé par unesociété d’académiciens. Ceux qui y travail-laient régulièrement étaient de Castillon pèreet fils , Toussaint et moi, qui en avais eu lapremière idée , et fait le prospectus. Sulzer,Mérian, Beaussobre, et quelques autres avaientaussi promis de s’en occuper, mais ils tinrentassez mal leur parole; aussi abandonnâmes-nous cette entreprise après le vingt-quatrièmevolume (un volume par trimestre). Mes col-laborateurs voulurent que je rendisse comptede l’ouvrage de l’abbé Raynal lorsqu’il pa-rut. Je le fis , après leur avoir vainementreprésenté que nous aurions à nous repen-tir d’en avoir parlé. Je savais que le roi avait