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» correspondance avec lui. —Mais, monsieur,
» c’est un mathématicien d’un grand mérite.
» — C’est, madame, un de ceux qui ont le plus«écrit: il a publié, je crois, une soixantaine»de volumes; et comme j’en ai parcouru un» certain nombre, je puis dire qu’en général» son style est bon, et qu’il peut avoir été et«être encore fort utile à la jeunesse; il a bien» saisi et bien présenté la doctrine des autres.
» — Certainement, monsieur, c’est un homme«d’esprit; mais, de plus, il est bien reconnu» pour un des premiers géomètres de ce siècle,» et pour un homme de génie. Le père Jac-» quier ira à la postérité. — Ses talents auraient«pu l’y conduire, madame; mais les mathé-» maticiens n’y vont point par le nombre'des» volumes. Celui qui compte le plus de volumes» ne peut pas se flatter detre encore cité vingt ans«après sa mort, s’il n’a fait aucune découverte;«et c’est malheureusement la position où se«trouve le père Jacquier ; au lieu qu’un homme«qui n’aurait laissé après lui qu’un bout de« papier grand comme la main , irait avec» gloire à la postérité la plus reculée, si ce» chiffon présentait une grande et admirable dé-» couverte, comme l’une des lois de Kepler, etc.»