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Tome troisième.
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A liJïlU.IN.

Suisse. Aussi Tassaert n’a-t-ii jamais entendunommer l’abbé Raynal depuis cette époque,sans dire, « C’est un hâbleur et un gascon,» n’ayant que de l’effronterie et de là jac-» tance. »

Lorsque l’abbé Raynal entra chez M. Tas-saert , son premier soin fut de publier partoutqu’il était parfaitement bien chez son ami, etqu’il y occupait un appartement aussi bienarrangé que bien exposé. Il voulut mêmey donner des déjeuners. Il en donna deux, etmadame la princesse Ferdinand vint au second.«Monsieur, dit-elle à l’abbé, je vais passer» l’été à Frédérics-Feld, qui n’est qu’à peu de» lieues de Rerlin. Si vous avez envie de m’y» venir voir, je vous y recevrai avec plaisir , je» vais vous y faire marquer un appartement. »Dès lors , il ne fut plus question que du châ-teau de Frédérics-Feld: l’abbé disait à tout lemonde que la princesse lui avait fait promettred’y passer la belle saison ; qu’il ne pouvait pass’en dispenser, les invitations de cette sorte étantdes ordres absolus ; et en effet, il tarda peu às’y rendre. J’y ai dîné une fois avec lui. On nedoute pas que l’abbé n’ait mis tous ses soins àse rendre agréable à cette cour, et surtout à

III.