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Tome troisième.
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VOY A.GEURS

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cette princesse, qui réunit beaucoup d’esprità beaucoup d’amabilité ; mais l’excès de sonzèle lui fut nuisible. Il s’attachait principale-ment à ne laisser jamais tarir la conversation :il y gagnait le plaisir de parler beaucoup ,plaisir auquel 011 sait qu’il a toujours été fortsensible ; il y gagnait celui de conter beaucoupd’anecdotes, et l’on sait combien il croyait yexceller. Mais il lui arriva ce qui 11’est quetrop ordinaire aux vieillards , et même à ceuxqui s’en doutent le moins, je veux dire lemalheur de se répéter : toujours des histoires,cela devenait un peu monotone , et pouvaitennuyer à la longue ; et combien les reditesne devaient-elles pas fatiguer, surtout de lapart d’un homme impérieux, qui ne permet-tait pas les plus légères distractions à ses au-diteurs ! Yoilà où le zèle de l’abbé vint échouer.La princesse ayant résolu de le corriger ou dele punir , lui dit un jour, vers la fin du dîner,et après qu’il eut beaucoup conté : « M. l’abbé,» je suis trop franchement de vos amies pour» vous laisser ignorer que l’on vous joue chez»moi un tour perfide. — Comment, madame?» et quel tour peut-on me jouer?—Un tour dont«vous ne vous dontez pas, et qui peut vous