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Tome troisième.
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A B F.R LIN,

l ?9

» nuire.— Et qui donc, madame, aurait conçu»ce dessein ? —Mon chambellan , le comte de»Néal, que vous voyez là. —Lui, madame?

» Et que lui ai-je fait? Que peut-il me faire?

» — Mon cher abbé, je vais vous dire ce qu’il» fait. Tous les jours après dîner, lorsque vous«avez eu la complaisance de nous apprendre» quelques unes de ces précieuses anecdotes ,» en quoi personne n’est aussi riche que vous ,

» il n’a rien de plus pressé que d 7 aller se ren-» fermer chez lui, et de transcrire de mémoire» tout ce que vous avez conté. Il en a un recuei l» très volumineux , où l’on trouve non seule-«ment les histoires, mais la date des jours où« vous nous les avez dites ; et lorsqu’il vous ar-» rive de vous répéter, ou de changer quelque» chose à vos histoires, ce que la faiblesse hu-» maine ne nous permet guère d’éviter , il va» noter les variantes sur la marge de son cahier«et y ajouter les mots, bis, ter, tel jour, etc.«Vous voyez combien cela peut vous compro-» mettre: pour moi, dès que j’en ai été in~» struite, j’ai senti qu’il était de mon devoir de«vous le dire, quoique d’ailleurs je n’aie» point à me plaindre de mon chambellan. »L’abbé comprit ce que ce persiflage renfer-