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Tome troisième.
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A BERLIN .

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homme qui vit encore a été dépêché de Berlin à Potsdam , je ne sais combien de fois, maissans obtenir aucune espèce de succès. L’abbéétait au désespoir, et ses amis étaient aubout de toutes leurs ressources , lorsqu’on luiconseilla d’aller voir Potsdam . « L’officier de«garde, lui dit-on, portera le soir votre nom» et votre adresse au roi ; et si celui-ci n’est pas«malade ou de mauvaise humeur, il vous fera» appeler ; autrement vous pourrez compter« qu’il a résolu de ne vous voir jamais. » L’abbésuivit ce conseil dans une grande anxiété ; maisenfin il fut appelé. « M. l’abbé, lui dit le roi ,» asseyons-nous ; nous sommes vieux l’un et«l’autre. Il y a long-temps que je vous con-« nais de nom. J’ai lu , il y a bien des années, et»je m’en souviens à merveille, votre histoire»du stathoudérat, et votre histoire du parle-» ment d’Angleterre. — Sire, dit l’abbé, j’ai fait» des ouvrages plus importants depuis. —Je ne» les connais pas.» Cette réplique fut vive commel’éclair; et elle eut le degré de fermeté néces-saire pour faire comprendre à l’abbé qu’il nefallait pas parler de ces autres ouvrages, quelleque pût être leur importance. « Mais votre«histoire du stathoudérat et votre histoire du