VOYAGEURS
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» parlement d’Angleterre, je les connais bien.»L’abbé eut beau faire, le roi ne sortit pas delà;et ce fut toute la vengeance qu’il voulut tirerde la maudite apostrophe, O Frédéric ! etc.
L’abbé fut appelé une seconde fois, et ne futpas plus heureux en ce qui tient à ses ouvrages.
II semble même que le roi n’ait voulu lerevoir que pour mieux l’humilier; ce qu’il ya de certain, c’est qu’à Berlin l’abbé n’eut rienà dire de ce dernier entretien, et que moi-mêmeje n’en ai pas su davantage, jusqu’à ce que nousayons lu, dans la correspondance de Frédéricavec d’Alembert, la lettre où il dit : J’ai vu votreabbé Raynal ; ilpai’le beaucoup. Ces deux en-tretiens, je le répète, sont les seuls que l’abbéait obtenus ; et tel est le fond sur lequel ceprêtre revenu en France disait à tout le monde:« Je voyais le roi de Prusse tous les jours ; il me» consultait sur ses affaires les plus secrètes, etc.»
De retour à Berlin , il apprit que le neveu deM. de Launay allait revenir en France , et ilchercha à tirer parti de cette occasion,... «Vous» retournez à Paris , dit-on. —Oui, monsieur» l’abbé ; le roi de Prusse rogne les écus qu’il» me donne ; il les réduit à trois livres ; et à ce» prix j’aime mieux ceux de mon pays. — Vous