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à quel propos, dit à M. Raynal : « Cependant,»M. l’abbé, vous êtes toujours prêtre ; c’est un» caractère indélébile chez vous. — Non, ré-» pondit l’abbé, je ne l’ai jamais été; et si j’en» ai pris le costume, c’est que cet habit était» un passe-partout honnête et peu coûteux. »Quelque temps après ce dîner on cita la ré-ponse de l’abbé à M. le comte d’Esterno , mi-nistre de France à Berlin , et aussi respectablepar ses qualités sociales que par son carac-tère public ; M. d’Esterno répliqua : « Dites»à M. Erman que M. l’abbé Raynal lui a fait» une réponse lâche et mensongère ; qu’il est si» vrai qu’il a été prêtre, qu’il a fait les fonctions»de vicaire pendant quelques années, à la» paroisse de Saint-Sulpice , à Paris , et qu’il en" a été chassé, non pas tant pour avoir enterré» beaucoup de protestants comme bons catho-» liques, que pour n’avoir rendu ce service» qu’à ceux qui lui apportaient avant tout la» rétribution simoniaque particulière et secrète» d’au moins soixante francs : que jamais il n’en» a enterré à moins ; et que c’est la découverte” de ce commerce qui l’a forcé de quitter"Cette carrière, et qui en a fait un philo-» sophe. »