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Tome troisième.
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VOYAGEURS

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tait une <le ses plus longues histoires, lors-qu’un des autres convives, frappé, en rentrantdans le salon, de la solitude à laquelle ils sem-blaient être condamnés, crut, par courtoisie ,devoir les joindre, et se mit à écouter le con-teur jusqu’à ce qu’il eût fini son récit. Parcourtoisie encore, ce dernier auditeur de-manda à l’abbé Raynal le nom de la damedont il venait de parler, ce nom étant la seulecirconstance qu’il n’eût pas devinée dans cequ’il avait entendu. L’abbé P.aynal, très irritédu rôle auquel il se voyait condamné, et nepouvant plus conserver de politesse que pourun étranger à qui il était bien aise de plaire,répondit durement et sèchement : « Monsieur ,» je ne me répète pas : demandez ce nom à»M. le curé de Glogaw, qui vous le dira, s’il«le juge à propos.—Monsieur, répliqua le» questionneur, je ne le lui demanderai pas :«je ne vous le demandais à vous-même que«par honnêteté. Car, au fond , croyez que je«prends trop peu d’intérêt à toutes vos his-»toires,pour qu’elles puissent m’inspirer la«moindre curiosité. » Et là-dessus il se retira.

Je ne quitterai point l’abbé Raynal sans direici ee que je sais sur ses ouvrages : c’est un nou-