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Tome troisième.
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A BERLIN . 1 Ç)5

veau détail où je dois entrer pour justifier ceque j’ai dit de l’opinion que tant de faitsm’ont donnée de sa personne.

On sait que, durant larévolution, il a chanté,la palinodie de la manière la moins honorable?Il est mort annonçant une nouvelle édition deson Histoire philosophique, dans laquelle ildevait, disait-il, supprimer tout ce qui étaitphilosophique ; pensée aussi lâche qu’extrava-gante, et qu’il n’était pas au pouvoir de cetabbé d’exécuter. Au reste, était-il changé? Non;il cédait à l’opinion dominante chez ceux qu’ilcourtisait alors. L’amour-propre, la vanité ,et plus encore l’orgueil, la cupidité la plusâpre, l’avarice, la jactance, et le besoin d’oc-cuper toujours et partout les autres de lui,voilà les passions qui, toute sa vie, ont per-pétué dans son coeur une guerre intermina-ble et violente : voilà les passions qui l’ontsuccessivement rendu vicaire simoniaque, écri-vain riche des œuvres d’autrui, philosophe exa-géré, dominateur incorrigible, et enfin dévothypocrite. Le roi de Prusse se vengea cruelle-ment de lui, en s’obstinant à ne lui parler quedes seuls ouvrages qu’il ait faits lui-même, dedeux ouvrages que l’abbé savait bien n’avoir

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