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Tome troisième.
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A BERLIN .

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de quelques autres. Cent personnes connais-sent l’exemplaire qui existe encore dans labibliothèque d’un ancien magistrat,et où l’onest averti, de la main de Diderot , et à la marge,de tout ce que l’abbé a reçu de lui.

Je me rappelle qu’après la nouvelle du com,bat de San-Yago, cet abbé nous redit vingt foisqu’il en savait tous les détails par une lettre dehuit pages, que M. le bailli de Suffren lui avaitécrite après l’action. Quand nous lui disionsqu’il devrait la faire imprimer, il nous répon-dait que c’était une lettre confidentielle etd’amitié, où l’on parlait de plusieurs autreschoses, et qu’il ne devait communiquer ni parcopie, ni par extrait. En 1788, je me suistrouvé voisin du bailli de Suffren à un dînerprie, chez le marquis d’Aoust: cet homme, quiavait autant de simplicité et de bonhomie quede mérite, me parla beaucoup de Berlin et deFrédéric. Cela me donna occasion de lui direque j’y avais vu un de ses amis, M. l’abbéRaynal ; à quoi il répondit qu’il n’avait jamaiseu aucune liaison avec cet abbé. N’ayant pului dissimuler la surprise que me causait saréponse, il ajouta : «J’avais sur ma flotte un»de ses neveux, brave homme et bon sujet.