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Tome troisième.
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pas de nous demander des nouvelles de laville : il s’informa en particulier s’il y avait

joleries au célèbre acteur; il le nommait alternativementle restaurateur de la scène française, le Roscius moder-ne. Il lui témoigna le désir d’entendre des passages durôle d’Auguste dans la pièce de Cinna : ses louanges eu-rent le caractère du goût, de la délicatesse et de l’intérêt.Aufresne, hors de lui, enivré de joie, d’orgueil et dereconnaissance, s’épuisa par trois grandes heures de dé-clamation des passages les plus remarquables de noschefs-d’œuvre. Frédéric mêle aux choses aimables et flat-teuses qu’il prodigue l’aveu que lui-même s’amuse sou-vent à rendre des scène.'fdcs tragiques français . Aufresneexprime une curiosité respectueuse : sans se faire le moinsdu monde presser, Frédéric prend un volume de Vol-taire, et débite de longues tirades. On juge bien quel’auditeur n’épargna ni les éloges ni les témoignages desurprise et d’admiration. Ils se séparèrent avec les signesd’un contentement réciproque.

Plusieurs jours se passent. Frédéric aperçoit Aufresnedans les cours du château. Il demande à son premieraide-de-camp par quel motif ce Français n’est pas encoresur la route de Pétersbourg. L’officier balbutie une ré-ponse vague. Le roi insiste : alors l’aide-de-camp avouequ’Aufresne s’attendait à une marque de la bienveillancede sa majesté. « Comment, reprit Frédéric, il a déclamé>> devant moi, et 111’a fort plu; à mon tour j’ai lu plusieurs» morceaux, et il m’a paru satisfait : nous voila quittes ;