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Tome troisième.
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A BERLIN .

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geur : il nous dit qu’il était du Milanais; qu’ilavait été assez long-temps président d’un tri-bunal de justice ; mais que ce métier l’ennuyant,et le goût de la littérature le lui rendant en-core plus insupportable, il avait depuis peudonné sa démission pour une pension assezmodique ; que c’était à la suite de cette sottisequ’il s’était mis à voyager; que d’ailleurs il nedevait pas jouir d’une grande aisance, puisquesa pension était très médiocre, et qu’il avaitpeu de patrimoine pour y suppléer. En sortantdu château, j’allai chez un ami qui voyait fré-quemment ce marquis ; et sans laisser entre-voir que j’eusse parlé au roi, je lui dis confi-dentiellement que l’on venait de m’assurer quecet étranger était suspect et surveillé, et que jelui conseillais de mettre au moins beaucoupde retenue et de discrétion dans les visites qu’illui ferait.

Je ne fus pas long-temps à m’assurer quej’avais bien jugé. A quelques semaines de là,Frédéric retourna à Potsdam ; et ayant quel-ques attaques de goutte, il écrivit à M. Philippy,lieutenant de police à Berlin , d’ordonner à cevoyageur de continuer sa route, attendu qu’ilavait été assez long-temps dans le pays pour

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