MINISTRES ÉTRANGERS.
Je ne parlerai pas de tous les ministres étran-gers qui ont été à Berlin de mon temps ,parcequ’il y en a plusieurs sur lesquels je n’aipoint d’anecdotes particulières, ou sur lesquelsje n’en ai que de peu importantes '.
' Il vint de mon temps à Berlin quelques voyageursintéressants, dont je pourrais faire mention dans cet articlevu qu’ils peuvent très naturellement être classés parmiles agents diplomatiques. J’ai vu, par exemple, un desquatre amiraux de Venise , qui resta quelque temps avecnous, et qui s’occupa bien essentiellement de l'examendes établissements que Berlin pouvait offrira la curiositédes étrangers attachés à la politique. « Monsieur l’amiral, »lui dit un soir le comte de Nesselrodo, à souper chez leprince de Brunswick, « comment, vous qui êtes si sage,» ne profitez-vous pas des circonstances actuelles, pour« reprendre aux Turcs les immenses possessions qu’ils» vous ont autrefois enlevées? « ( Cet entretien se passaitdans le temps des brillantes campagnes de Bomanzowcontre les Turcs. ) « Monsieur,tépondit l’amiral vénitien,» ce qu’il y a de plus inutile et même de plus dangereux