220 MINISTRES ÉTRANGERS
sept ans avait paru éteindre. M. de Sozzi, in-struit de cette nouvelle, alla voir M. deGuinespour lui parler de moi, et lui indiqua MM. deSartine , d’Alembert et d’Qlivet, pour avoirsur mon compte les renseignements qu’il pour-rait désirer. Cette première entrevue fut sui-vie d’une seconde, dans laquelle le nouveauministre ayant effectivement interrogé d’Alem-bert à mon sujet, reçut parfaitement bienM. de Sozzi, promit de m’obliger en tout cequi dépendrait de lui, et offrit de placer parmises effets tout ce que l’on pourrait avoir à m’en-voyer. Cette dernière offre fut faite d’une ma-nière si obligeante, et tant de fois réitérée, queM. de Sozzi en profita pour me faire par-venir quelques objets, que M. de Guines fitporter chez moi le lendemain de son arrivéeà Berlin . /
On conçoit que, dès ma première visite, jefus d’autant mieux accueilli de ce ministre,que déjà je l’étais également bien chez le princeDolgoroulii, ministre de Russie ; chez M. legénéral de Tsfugent, ministre de Vienne; chezM. le baron de Stuthereim, ministre deSaxe; chez M. le chevalier Mitchel, ministred’Angleterre, et principalement chez les princes