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veux, je fus singulièrement frappé des aveuxqu’il me fit plus d’un an après , la veille du dé-part de M. de Guines pour revenir en France ,jour où j’allai leur dire adieu à tous les deux.«Nous quittez-vous pour toujours? deman-» dai-je à Tort de la Sonde ; ou ne devez-vous» faire qu’une courte absence ? Rien n’est en-» core décidé, me répondit-il ; cependant il est» très probable que nous ne reviendrons pas,»et que nous irons ou à Naples ou à Londres .»Si nous revenons, je vous préviens que ce»sera moi qui ferai la contrebande, et que je» ne la ferai pas pour peu. Si au contraire nous» allons à Londres , ce ne sera pas à ces baga-» telles que je m’amuserai : je jouerai le grand»jeu, et je le jouerai comme il faut. Quand de» pauvres diables comme moi se trouvent au-» près des grands, il faut qu’ils sachent en pro-» fiter pour faire fortune, au lieu de se livrer ,» comme des imbéciles, à de beaux sentiments» dont les grands ne sont jamais dignes ! Essen -» bellement ingrats, la première chose est de nev pas être leur dupe. » Je lui témoignai la per-
plus à cuclle occasion, il lui dit : M. Tort, vous avez tort ;etparceque vous avez tort, vous aurez le cou tort.
B™ TillÉBAULT.