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de témoins, et surtout de témoins diplômétes et militaires ; qu’en général, le roi étaittrès délicat sur l’article cle son armée ; quec était là son secret, et qu’il y avait tout lieude parier que si les généraux lui faisaient unrapport à cet égard, il en résulterait pour lui,ministre de France , quelque mortification quileur ferait à elles une peine infinie.
Il leur répondit que tout aimables et spiri-tuelles qu’elles étaient, que tout respectablesque pussent être leurs généraux, ils avaientle malheur de connaître le roi moins bienque lui; que ce grand homme était fort loindes petites idées sur lesquelles toutes cescraintes étaient fondées ; que l’armée prus-sienne pouvait attirer et soutenir les regardsde toute l’Europe, et qu’on l’admirerait long-temps avant de pouvoir l’égaler; que c’étaitdonc faire sa cour au roi de la manière la plusflatteuse, que de donnera son militaire l’atten-tion suivie que lui-même y donnait ; qu’en celail se croyait meilleur courtisan que tous sescollègues ; que ses idées à cet égard lui pa-raissaient si justes et si évidentes, qu’il faudraitque le roi lui même lui-défendît d’assister auxexercices des régiments, pour qu’il s’en abs-