A LA COUR D K BERLIN. 7
Tort, peu après la disgrâce de M. le duc deChoiseul. Ce procès lui fit désirer de faire unvoyage en France , et il en obtint la permis-sion. Lorsqu’il eut terminé ses affaires , il dit àM. d’Aiguillon qu’il était prêt à retourner à sonposte , et qu’il le priait de rendre compte à samajesté qu’il n’attendait plus à cet égard queses ordres. M. d’Aiguillon répondit, selon l’u-sage, qu’il en ferait son rapport et qu’il luitransmettrait ensuite la réponse, si le roi enfaisait une ; et puis, selon l’usage encore deceux qui veulent desservir, ce dernier ne donnaavis de rien. Cependant le temps s’écoulait, etle silence devenait d’autant plus inquiétant quedes bruits fâcheux se répandaient sourdementdans le monde. On disait en effet que M. deGuines ne retournerait pas à Londres ; quecette ambassade pourrait bien être donnée àtel autre seigneur, etc. M. de Guines, aussitôtqu’il fut instruit de ces propos, alla trouverM. d’Aiguillon, et, le prenant à part, il lui dit,du moins selon ce que m’a assuré dans le tempsune personne qui devait être bien instruite :« Monsieur, je vous ai informé tel jour de mon«désir de retourner à Londres ; vous m’avez» promis de prendre à ce sujet et de me faire