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Tome troisième.
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2^6 MINISTRES ÉTRANGERS

«veux avoir le plaisir de faire sa connaissance,

>» de même que je désirerais avoir l’honneur«de dîner avec sa mère. Pouvez-vous venir tel«jour ? Je ferai avertir Desaudrai, et j'enverrai» chercher ma fille aînée, pour qu’elle fasse«compagnie à madame Thiébault. «J’acceptai ,et fus singulièrement frappé du caractère natu-rellement calme et réfléchi, doux, honnête etmodéré de mademoiselle de Guines, dont lesnouvellistes avaient publié la querelle avec ma-demoiselle (l’Aiguillon, pendant que l’une etl’autre étaient encore à l’abbaye de Panthe-mont\

Cette petite querelle des deux jeunes pen-sionnaires ne parut pas avoir inspiré aux deuxpères des dispositions bien favorables l’unpour l’autre, du moins si l’on en juge par laconduite que tint M. d’Aiguillon lorsqu’il futministre des affaires étrangères. M. de Guines,ambassadeur à Londres , eut son procès avec

1 Ces deux demoiselles eurent, dans ce couvent, une*querelle sur l’illustration de leur maison : dans leur exal-tation, elles résolurent de se battre en duel : faute d’autresarmes elles prirent des couteaux, et exécutèrent leurprojet. Mademoiselle de Guines fut blessée au bras, etmademoiselle d’Aiguillon au cou. J’ai vu la cicatrice decette première. B 9U Thiébault.