.4 LA COUR DE BERtlR. 2&ï
toire ancienne et moderne. Les deux autresétaient M. Wégueiin , mon collègue, et unM. Guénégaud , voyageur, connu sous le nomdeM. de Yalmont. Je les ai vus un jour réunispar hasard chez moi, faire entre eux un as-saut d’érudition, qui dura plusieurs heures,et qui fut l’un des entretiens les plus curieuxet les plus intéressants dont j’aie été le témoin.Chez toutes les nations où la conversation lesporta, ils entrèrent dans les plus petits détails,et chacun d’eux se trouva connaître égalementles faits et les anecdotes, et même les familleset les individus. Ils savaient précisément, parexemple, combien de noms tel Anglais , vivantsous tel règne, avait successivement portés ; àquelle époque et pour quelle cause il avaitquitté tel de ces noms , pour prendre tel au-tre ; enfin, M. Wégueiin convint que les deuxautres connaissaient aussi parfaitement que luila Suisse , où il était né, où il avait vécu, et qu’ilavait si bien étudiée.
M. Mat aimait à faire parade de ce qu’il sa-vait ; il parlait beaucoup, et racontait presquetoujours. Ses visites semblaient être écritesd’avance : dès qu’il arrivait, il n’y avait plusd’autre conversation que la sienne ; il en déter-