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Tome troisième.
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258 MINISTRES ÉTRANGERS

darmes , pour demander une explicationhonnête des mauvais propos de la veille,ou, si absolument on ne pouvait rien obtenirde semblable, un rendez-vous. L’Hanovrienpersista, ajouta même à ce qu’il avait dit,donna le rendez-vous au parc pour le joursuivant, de bon matin , et y arriva à cheval,et caracolant avec toutes les grâces de lafatuité. M. de Marschal le suivit de près envoiture. « Ah! lui dit l’étranger persifleur,« vous venez en voiture ! Je vois que vous êtes«homme de précaution. — Oui, monsieur,«répliqua le père de famille; j’ai pensé que» vous auriez besoin de voiture, et que, comme» étranger , vous n’en aviez point à Berlin . »Les témoins placèrent d’abord M. de Marschaldans l’allée voisine , et conduisirent l’Hano-vrien à douze ou quinze pas plus loin. « Où me» menez-vous donc ? s’écria celui-ci : voulez-vous«me porter à l’autre bout de l’allée? — Vous«serez encore trop près,lui dit M. de Marschal.» — Hé bien, monsieur, reprit le jeune homme» arrivé à sa place, tirez ; vous êtes le plai-» gnant. — J’aurais droit de le faire ; mais c’est«un droit que je vous cède, car rien ne me«presse moins que de vous tuer. » Jj’Hanovrien