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lire, manque, et, prenant une attitude fière,dit, en frappant sur sa tabatière avant deprendre du tabac : « Je vous attends. — Mon-» sieur, lui répliqua son adversaire, je ne vous» tuerai pas ; cependant, comme vous me» paraissez avoir grand besoin d’une leçon, je» vous la donnerai ; je vais vous tirer à la cuisse» droite, au-dessus du genou. » Le coup partit,le jeune homme tomba , et on le ramena dansla voiture de M. de Marschal, qui rentra à pied,fit ses préparatifs pour se sauver , et demandaàM. de Pons, dans une entrevue secrète , deslettres pour Paris où il voulait se retirer.M. de Pons offrit de lui en donner des plusinstantes, et autant qu’il en désirerait; mais illui avoua ne point approuver ce projet de fuite.«Vous êtes assez mal avec Frédéric, lui dit-» il, et si vous partez, vous achevez de vous» perdre dans son esprit. Vous voilà donc, et» peut-être pour long-temps, loin de votre» patrie , de vos propres affaires , de tous vos«amis, de madame votre mère, très âgée,» de madame votre épouse et de vos enfants.» L’ennui et les regrets vous prendront à Paris ,«où vous serez dans une entière inaction,» et où , à la fin , on ne vous regardera que