Band 
Tome troisième.
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MINISTRES ÉTRANGERS

«

venant aux lois , il ne pouvait se mêler d’euxen rien, mais que s’ils désiraient faire un der-nier effort pour leur maître, bien plus à plain-dre qu’eux, nous pourrions leur conseiller defixer leur départ de manière à prendre parPotsdam , et à passer sous les fenêtres de Fré-déric à deux heures après midi, heure à la-quelle ce roi, après son dîner, regardait habi-tuellement ce qui se passait au-delà de sonjardin et sur la route de Saxe ; que vraisembla-blement il ne verrait pas une vingtaine devoyageurs ensemble sans faire courir aprèseux, et que le regret de perdre tant d’ouvriersen un jour pourrait le porter à donner desordres plus favorables au pauvre détenu.

On suivit exactement l’avis de l’envoyé : lesouvriers furent effectivement arrêtés et ques-tionnés par un officier des gardes. Leur réponsefut telle que nous l’avions dictée : « Qu’ils ne» s’étaient engagés qu’avec l’homme de bien» qu’ils connaissaient tous depuis long-temps ;«que ce brave homme, victime innocente de«friponneries odieuses, n’ayant plus d’occu-«pationà leur donner, ils redevenaient libres,»et retournaient dans leur patrie, en pleurant» bien moins sur leurs pertes que sur les mal-