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Tome troisième.
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A LA COUR DE BERLIN . 26"

«heurs de l’innocence en butte à la vengeance«des fripons. » Nous sûmes ensuite que Fré-déric, sur le rapport de l’officier, avait gardéun instant le silence, et avait dit ensuite :

« Qu’on les laisse aller. » Quand j’ai quittéBerlin , le papetier de Périgueux était encoreen prison 1 , et Humblot allait encore souperavec lui. Ce Humblot, fort bon ouvrier, avaitdéserté d’un de nos régiments en Corse, et étaitvenu s’établir en Brandebourg; il s’y était ma-rié avec une jolie femme, qui lui avait donnétrois ou quatre enfants. Il était si laborieux etsi rangé , qu’il entretenait fort bien sa famille,faisait des économies, donnait à souper à sondébiteur, et envoyait tous les ans environ centécus à son père, alors âgé de quatre-vingtsans, et vivant à Langres . J’ai moi-même con-tribué à faire passer ce secours du fils au père.J’avoue que ce dernier trait, quand j’en eus

’ Je viens d’apprendre ( en l’an i3 ) que M. Duboisavait enfin recouvré sa liberté, je ne sais à quelle époque,mais sans obtenir d’ailleurs aucune indemnité de scspertes et souffrances. On m’a dit, de plus, qu’aprèss être retiré en Saxe, il était revenu en France regretter lesvingt et tant d’années qu’il avait si tristement passées etperdues en Allemagne .