a 68 ministres étrangers
connaissance , me pénétra d’estime pour cedigne homme, et que je lui dis : « En me met-» tant dans une pareille confidence , vous m’ô~
» tez la pensée et la liberté de marchander avec«vous. Je ne ferai travailler que chez vous, et«je vous paierai tout au prix que vous me de-» manderez. » Je lui ai tenu parole jusqu’aumoment de mon départ.
M. le marquis de Pons nous ayant quittéspour aller remplir à Stockholm la place d’am-bassadeur, eut pour successeur dans la léga-tion de Berlin , M. le comte d’Esterno, dontj’ai déjà parlé ailleurs. Je n’entrerai dans aucundétail sur la mission de ce dernier, parcequéje partis assez peu de temps après son arrivée.Je dirai seulement qu’il se fit remarquer parune figure noble et des manières distinguées ;qu’il montra autant d’honnêteté dans ses rela-tions que de sagesse dans toute sa conduite,et qu’il fut très bien accueilli à cette cour ,quoi qu’ait pu dire de contraire Mirabeau, quicalomnia sans retenue un homme dont il con-voitait la place. M. d’Esterno est mort à Berlin plusieurs années après mon départ'. Je dirai
' La première fois que mon père dîna chez lui, il futtémoin d’une scène horrible. Ce comte d’Esterno avait,