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Tome troisième.
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282 MINISTRES ÉTRANGERS

gouverneur avait, à un haut degré, le talent demettre à leur aise ceux avec qui il parlait : sonton, ses prévenances, son air aisé et plein debonhomie, étaient tels, qu’on ne pouvait s’endéfendre : les plus fins s’y laissaient prendre ,et son attention, si bien cachée , faisait querien ne lui échappait, et qu’un quart d’heurelui suffisait pour connaître et juger quel-que homme que ce fût. M. de Sartinê, me di-sait-on , n’aurait été qu’un écolier auprès de lui.Quant au fils, sa physionomie, sa douceur, sapolitesse, plurent à tout le monde : mais l’af-faire de la succession de Bavière survint ; leciel se chargea de nuages, et la position deM. de Cobentzel devint toujours plus embar-rassante et plus embarrassée. Il paraît qu’ilavait ordre de retarder, autant qu’il le pour-rait, les préparatifs militaires du vieux roi ;chose trop difficile, même aux plus experts.Ce n était pas par les propos de cour que l’onpouvait tromper ou endormir Frédéric ; maisau moins est-il vrai que M. de Cobentzel y fitce qu’il put.

Après la paix de Teschen , la cour de V iennenous envoya un seigneur hongrois, M. le comtede ltewitzky', qui depuis a été ambassadeur à