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Tome troisième.
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A LA CO D R DE BERLIN . 285

turelle. Il avait, en effet, autant de mérite ducôté de l’esprit que du côté du caractère : jen’aurai besoin pour le prouver que d’un seulmot : il avait été lié de la plus étroite amitiéavec l’auteur de Y Esprit des lois.

On a cité plusieurs bons mots de lui ; mais,sans m’arrêter à des faits plus honorables quetout ce que l’on pourrait dire en faveur deson esprit, j’ajouterai qu’à une époque où lecourrier d’Angleterre avait manqué trois foisde suite, lé roi lui dit, dans une audiencepublique: « Est-ce que vous n’avez pas le spleen,

» M. Mitchel, quand le courrier manque ainsi?

» — Non pas, sire, quand il manque , mais» parfois quand il arrive. » Pendant la guerre desept ans, qu’il a faite tout entière à la suitedu roi, les Anglais avaient promis à Frédéricd’envoyer une flotte dans la Baltique , pourprotéger le commerce, et contenir les Suédoiset les Russes : cette flotte n’est jamais venue ;de sorte que les Suédois ont librement trans-porté en Poméranie leur armée , ainsi que toutce dont elle avait besoin ; et que les Russes ont de même approvisionné leurs troupes parmer, et formé le siège de Colberg . On conçoitd’ailleurs quel tort ce manquement de parole,