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Tome troisième.
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286 u i NISTBES ÉTRANGERS

6e la part de l’Angleterre, devait causer au roiet au commerce de ses sujets : il n’est donc passurprenant que Frédéric en ait eu beaucoupd’humeur, aussi ne cessait-il de s’en plaindreau chevalier , qui était quelquefois fort em-barrassé de répondre. A la fin, celui-ci, quiavait été prié à dîner tous les jours , ne reçutplus l’invitation accoutumée ; les généraux, lerencontrant vers l’heure de midi, lui dirent :« Allons, M. Mitchel, voilà l’heure du dîner.» — Ah, messieurs ! répondit-il; point de flotte,» point de dîner ! » Ce mot fut redit, et les in-vitations revinrent.

Après l’affaire de Port-Mahon, le roi lui dit :« M. Mitchel, savez-vous bien que vous débu-»tez fort mal? Comment, dès votre première« campagne , votre flotte est battue, et Port-» Mahon est pris ! Le procès que vous faites à» votre amiral Bing est un mauvais emplâtre» qui ne guérit pas le mal. Oh ! vous avez fait» là une fichue campagne. — Sire, il faut espé-»rer qu’avec l’aide de Dieu nous en ferons» une plus heureuse l’année prochaine. — Avec» l’aide de Dieu , monsieur ? Je ne vous con-» naissais pas cet allié-là ! — C’est cependant» celui qui nous coûte le moins, sire. — Aussi