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Tome troisième.
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A r.A cour. DE BEitLIK. 2Ç)5

Je plus assez bel homme, très vil et très ai- .mable, original sans doute : on n’est point An-glais sans cela. Un jour que nous dînions aveclui chez l’envoyé de Russie , M. Borelly et moi,il nous soutint que Shakespear était bien plussouvent sublime que Corneille , et que Racinene l'était jamais. La preuve qu’il nous donnade cette assertion, presque généralement ad-mise en Angleterre, c’est que Racine est tou-jours égal, et qu’on ne peut se figurer le su-blime que sous l’image d’une sommité extrême-ment élevée entre des abîmes, ür l’égalité continue de Racine excluait selon lui toute idéede sommité semblable, au lieu que les trivia-lités de Shakespear servaient à relever davan-tage les beautés de son génie par le contrastesingulier quelles offraient. « Ainsi , lui dis-je ,

» le sublime n’existe qu’en raison des contrastes» de la bassesse? Supposons en effet deux au-nteurs également élevés et énergiques dan s» leurs pensées et dans l’expression des plus«beaux sentiments : si l’un est assez grand» pour ne jamais tomber au-dessous de ce de-» gré de perfection, et que l’autre, sujet à des«moments de faiblesse vraiment honteuse,«sabaisse aux trivialités les plus dégoûtantes,