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» ce sera celui-ci seul que vous proclamerez su-sblime? Il y a plus : c’est qu’il sera d’autant«plus sublime à vos yeux, qu’il tombera plus» souvent et plus bas. Cette doctrine, mon-» sieur, peut nous mener loin : elle bouleverse» toutes les idées saines ; aussi part-elle d’une» notion fausse. Pour concevoir l’idée du su-» blime, vous croyez avoir besoin de le regar-der comme une crête de montagne ou une« pointe de rocher, qui n’offre à ses pieds et» tout autour de lui que des abîmes : ne se-»rait-il pas plus juste de placer le sublime«dans une grande élévation, en comparaison» de toutes les choses de même espèce ? L’im-» mense plaine du Haut-Thibet ne devient-elle» pas ici une image très recevable ? Si vous vou-» lez néanmoins avoir des précipices en per-«spective, nous vous dirons que Racine en est» entouré, par les ouvrages de tant d’auteurs» qui ont travaillé dans le même genre, et bien» plus encore par la sorte d’impression qu’il» fait sur ses lecteurs. Si vous considérez ce que«nous sommes au fond, lorsque nous nous«mettons à le lire ; si vous calculez de com-bien il nous élève au-dessus de nous, ce con-» traste ne suffit-il donc pas ? Vous ne jugez Sha-