304 MINISTRES ÉTRANGERS
terre près le roi de Danemarck , et partant pourCopenhague avec son enfant et quelques do-mestiques; descendit enfin à l’écurie, et obli-gea , l’épée à la main, le cocher, qui d’abords’y refusait, à atteler sa voiture pour venir aveclui jusqu’à la poste, et partit enfin, en donnantde sa main, et avec sa signature, à la porte dela ville, la même déclaration que l’on vient devoir.
On conçoit le bruit que fit cette aventure :tout le monde admira les précautions que cemari avait su prendre pour s’assurer avanttout de son enfant, et en constater l’identité,contre les chicanes qu’on pourrait imaginerdans la suite. Dès qu’Elliot fut revenu à Co-penhague , il écrivit au beau Knyphausen, etlui demanda raison de la minute qu’il avait ennjain. Ce Knyphausen, qu’on n’avait pas sur-nommé le beau sans raison, mais qui d’ailleursétait excessivement fier, fat et vain, réponditavec hauteur à Elliot; de sorte que celui-ci re-partit à l’instant, mais avec un secrétaire, deuxdomestiques, et sous son nom. Cependant leprince Henri, informé de ce qui se passait, etpar intérêt pour madame de Werels, son amie,se rendit à une campagne voisine de Rheins-