Band 
Tome troisième.
Seite
303
JPEG-Download
 

A LA COUR l)E BERLIN. 3oû

et de développement, fut dès lors convaincuqu’elle avait un aide. C’est ce qui fut cause qu’àl’instant même il partit avec un seul domes-tique, arriva à Berlin peu avant la nuit, s’an-nonça sous un nom supposé et comme négo-ciant de Hambourg ; alla descendre chez sonami M. Belitz, médecin anglais , établi en Bran-debourg depuis quelques années ; envoya se-crètement aux informations; apprit que safemme était allée à un pique-nique chez Mi-chélis au Parc, d’où elle ne reviendrait qu’a-près minuit ; se transporta chez elle, rassem-bla, en entrant, tous les domestiques dans unechambre, où il les renferma sous clef; passadans l’appartement de sa femme, força son se-crétaire, et prit tous ses papiers, parmi les-quels il trouva, de la main du beau Knyphau-sen, cavalier du prince Henri, et cousin de safemme, indépendamment de pièces trop con-vaincantes , le brouillon de la lettre offensantequ’il en avait reçue; se rendit de là dans l’ap-partement .de son enfant, ordonna à la nour-rice de prendre à l’instant ses hardes et cellesde l’enfant pour le suivre; envoya à la postecommander des chevaux pour Elliot , ministreplénipotentiaire de sa majesté le roi d’Angle -