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Tome troisième.
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312 MINISTRES ÉTRANGERS

J’ai nommé ci-dessus le médecin M. Bélitz :c’était un charlatan qui avait autant d’espritque d’originalité. Il était venu s’établir à Berlin pour y pratiquer l’inoculation ; mais il n’ino-cula personne , parceque les médecins du paysn’avaient pas attendu son arrivée pour le faireeux-mêmes avec succès. Cependant il parvintà se faire quelque réputation , à quoi ne con-tribua pas peu la réponse singulière qu’il fît auroi. Ce monarque, ayant voulu le voir, luidemanda combien il avait tué de personnes; etil répondit avec son accent anglais : « Moins que» vous, sire. » Le roi sourit, lui parla médecine

« M. Thiébault a-t-il été fidèlement instruit des détailsrelatifs à la querelle et au duel ? La faiblesse de Knyphau-sen descendit- elle à une aussi honteuse lâcheté ? M. Elliotsatisfit-il son courroux et sa jalousie avec une violenceaussi brutale? Du reste, quelque juste, quelque ferme,quelque mesurée que put être la conduite de cet Anglais ,il ne parvint point à se soustraire au ridicule qui frappel’époux d’une jolie femme dès l’instant qu’il donne de l’é-clat à une aventure galante. Madame Elliot, loin d’êtrebornée, a toujours dû ses nombreux succès autant auxagréments de son esprit qu’aux grâces de sa figure. Samort eût certainement causé des regrets ; mais elle vitremariée en troisièmes noces. . . . Nous apprenons qu’àl’heure même, par un privilège que bien des femmes lui