3l4 MINISTRES ÉTRANGERS
que d’une goutte sereine qui le faisait beaucoupsouffrir, auquel Bélitz a juré qu’à la fin du moisde mai il serait radicalement guéri, et qu’il aenvoyé en terre justement à la fin du mois demai. J’ai appelé ce Bélitz charlatan, non par-ceque ses malades mouraient, mais parcequ’illeur prodiguait à tous de ces promesses dontun honnête homme a soin de s’abstenir, etqu’il n’a tenu à aucun d’eux.
Pendant la mission de M. Elliot à Berlin , etavant la guerre d’Amérique , un domestiquede louage vint à sept heures du matin m’an-noncer la visite de milord***, arrivé à Berlin laveille, à huit heures du soir. Je fis répondreque j’étais sorti. Deux minutes après , ce do-mestique revint, suivi de son maître, qui,merencontrant moi-même, me conjura de l’en-tendre. Je lui fis des excuses fondées surle négligé où j’étais, et il me répliqua qu’iln’y avait que les gens désoeuvrés qui pus-sent être habillés de bon matin. C’était ungrand homme d’environ vingt-huit ans , trèsbien fait et d’une physionomie noble : je n’aipas vu d’Anglais plus bel homme. Il me ditqu’il parcourait l’Europe depuis huit ans,mais que ses beaux jours étaient passés ; qu’il