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marche. Je pensai que deux mois ne seraientpas de ma part un sacrifice qui dût me déran-ger essentiellement : ainsi je cédai à ses in-stances.
Milord *** offrit de venir chez moi aux heu-res que je lui indiquerais ; mais je considéraiqu’en passant chez lui, si je ne le trouvais pas,j’en serais quitte; au lieu que si j’avais à l’at-tendre chez moi, je risquerais fort de le faireen vain durant des heures entières, ce quipourrait quelquefois me déranger très essen-tiellement; d’ailleurs, j’avais à peu près tousles jours à passer devant l’auberge de Corsicaoù il logeait, et dès lors nous convînmes quetous les jours j’irais chez lui à onze heures dumatin.
Au lieu de deux mois, milord *** resta qua-tre mois à Berlin ; et si ce fut un plus long en-nui pour moi, ce ne fut pas un plus grandprofit pour lui. Il se livra à la dissipation quil’avait entraîné partout : souvent à mon arri-vée il était déjà sorti ; et les jours où je le trou-vais, M. Elliot, un jeune prince de Cobourg ,neveu de la reine et capitaine dans un régi-ment de Berlin , et je ne sais combien d’autrescavaliers ou militaires, venaient ou nous in-