3l8 MINISTRES ÉTRANGERS
» que vous n’avez guère profité de nos rap-o ports : vous êtes d’ailleurs le seul à qui j’aie» donné des leçons particulières, ainsi vous ne» me devez rien. » Ma réponse le surprit. Il vou-lut revenir à sa demande : je l’arrêtai. Il me com-bla de remerciements, de compliments, et mêmede promesses. Il insista pour que je permisseque, dès son arrivée chez lui, il m'envoyât,par M. Elliot, une bibliothèque anglaise choi-sie , et je ne sais combien d’autres objets. « Vou-»lez-vous, lui dis-je alors, me promettre le» seul paiement qui puisse me convenir : don-» nez-moi votre adresse, et permettez-moi, si«jamais l’occasion s’en présente, de m’en ser-» vir pour vous recommander quelque honnête» homme qui ait besoin de protection chez vous.«Comptez surtout que je n’en abuserai pas, et» que je serai très scrupuleux à n’y recourir que» pour des choses justes. » Il mit le plus grandempressement à me donner son adresse, et mepromit tous ses bons offices pour ceux que je.lui adresserais, le tout sans rien rabattre dece qu’il voulait m’envoyer.
Au bout de six ou sept mois j’eus occasionde le mettre à l’épreuve : je lui adressai et luirecommandai bien spécialement un brave