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Tome troisième.
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A LA COUR DE BERLXjy. 5 2 5

d’en dire beaucoup de bien : son empresse-ment à cet égard aurait dû édifier la damevoyageuse ; mais cette dame était rarementtelle qu’on pouvait se l’imaginer. « Comment» pouvez-vous , reprit-elle , dire tant de bien» d’un homme semblable ? Je ne suis pas d’une«grande sévérité, car je sais comment on doit» vous évaluer vous autres hommes : vous vous«ressemblez tous , faibles et pleins de préten-» tions, orgueilleux et injustes, toujours dispo-«sés à la tyrannie et au despotisme. Cepen-» dant, quoique nous ayons tant à souffrir» de votre part, et tant à vous pardonner, il» est au moins vrai que ce qui indique un dé«faut absolu de sentiments, ne se peut tolérer» même chez vous ; et la conduite de cet envoyé«envers sa femme ne dénote-t-elle pas ce dé-»faut? Elle est laide, j’en conviens ; mais il le» savait quand il l’épousa. Si cette laideur le«justifie de n’avoir pas eu d’amour pour elle*,» le justifie-t-elle aussi de l’avoir conduite en» France , de l’y avoir abandonnée , d’avoir«mangé jusqu’à la fortune qu’il avait reçue

1 Observez que la princesse d’Achkoff était elle-mêmefort laide.