5s6 MINISTRES ÉTRANGERS
» d’elle , en maîtresses et autres extravagances ;» et, ainsi ruinée, de l’avoir renvoyée seule en» son pays ! Eh bien ! tout cela n’est rien en» comparaison de ce qui suit. Cette pauvre» femme se retire chez son frère : ce frère meurt«sans enfants , elle se trouve son unique hé-«ritière : or ce frère était très riche , ainsi«quelle l’avait été elle-même. Que fait le mari» en cette circonstance, lui toujours dépensier,» et n’ayant plus de ressource ? Il se rend dans» la ville qu’elle habite, et descend familièrement» chez elle : mais elle sentit enfin ce qu’elle se«devait, le reçut comme on reçoit une simple«connaissance, lui demanda froidement s’il«comptait rester quelques jours en ce pays,«où il logerait, et s’il lui ferait l’honneur de» dîner chez elle ce jour-là. Ces questions et»le ton qui les accompagnait lui firent sentir» qu’il ne réussirait pas ; et il repartit à l’instant.» —Mais, reprit M. de Stutterheim , on assure«que ce n’est pas à lui qu’il faut attribuer la» démarche que vous lui reprochez ; il ne l’a» faite que malgré lui : ce sont ses parents qui«l’y ont en quelque sorte forcé. Quant aux«premiers torts qu’il a eus envers sa femme,» ce sont des fautes de jeunesse dont il est loin