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Tome troisième.
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A LA COUR DE BERLIN». 5^9

En quittant Berlin pour revenir en France ,j’ai laissé clans cette ville M. le comte de Zinzen-dorff, qui avait remplacé M. de Stutterheim ;ministre non moins sage , poli et discret, maisayant la physionomie plus ouverte et plus libre,et en général l’air, le ton et les allures plus ai-sées , plus décidées et plus franches. M. de Zin-zendorff, dont le nom est très illustre dansl’Empire, est digne de le porter ; et c’est ainsiqu’on l’a toujours jugé à la cour de Frédéric \

On parla un jour chez lui du prince Xavierde Saxe, autrefois difc cle Courlande , et vivanten France, -où il s’était fixé près de madame ladauphine, sa sœur. Ce fut à ce propos que jelui contai ce qui suit : « J’avais vingt-sept ans,«lorsque, durant la guerre de sept ans, et vers»la fin du mois de mars, j’eus à me rendre à» Besançon , de la Haute-Alsace où j’étais alors.

» J’arrivai le soir à Lure , petite ville qui est sur» les frontières de l’Alsace et de la Franche-» Comté : l’auberge où je descendis, la seule» convenable qu’il y eût à cette époque en cette«ville, ne retentissait encore que de l’aventure

1 II y a quelques mois qu’il est mort à Berlin , où iloccupait toujours le même poste.