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à se faire peigner. C’est alors que, placé der-nière une sorte de balustrade à hauteur d’ap-pui, il voyait devant lui tous les grands del’empire, décorés de leurs ordres, attendreavec respect un coup d’oeil ou un bonjour.Quand il voulait parler à l’un d’eux, il l’apos-trophait par son nom, et les mots padi-proche(viens ici) formaient toute sa galanterie, etamenaient prompte obéissance avec un ploie-ment de tout le corps; quand il voulait le ren-voyer padi-souda ( va-t’en ) l’en débarrassait.Cet homme, qui ne payait aucune de ses dettes,ordonnait de tout en despote. Personne mieuxque lui ne pouvait faire regretter le prince Or-low, qui n’avait rien négligé pour se faire par-donner sa haute faveur, et qui, se bornant àson rôle, avait toujours renvoyé les affaires àceux qui en étaient chargés, déclarant qu’iln’avait pas le droit de s’en mêler, promet-tant peu, mais ne trompant pas, et adoucis-sant par sa politesse jusqu’à ses refus.
Potemkin, orphelin dès sa première jeu-nesse, avait été si pauvre, qu’il n’avait eu pourressource que les bontés de son oncle, le co-lonel Bérézin, qui alors le recueillit et pourvutà tous ses besoins. Ce colonel, que quelques