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Tome troisième.
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A LA COUR DE BERLIN . 361

o réputation qu’elle s’est faite. Je n’ai remarqué«en elle et dans toute sa jeunesse qu’un esprit«sérieux , réfléchi et froid , mais aussi éloigné«de tout ce qui est saillant, que de tout ce» qui.est erreur, caprice ou étourderie. Je m’é-» tais persuadée en un mot qu’elle serait une«femme ordinaire. Ainsi, vous pouvez juger«de la surprise où m’ont jetée ses grandes«aventures. »

Cette impératrice, n’étant encore que grandeduchesse , eut une maladie très grave, dontelle fut sauvée p!u un chirurgien français , quiquelque temps après se retira dans sa patrie.Lorsqu’elle fut véritablement souveraine , ellese rappela le service que cet homme lui avaitrendu, et lui envoya le brevet d’une pensionde dix mille francs. « Puisque j’ai le malheur ,» lui écrivit-elle, de ne pouvoir être utile aux» auteurs de ma vie, il faut au moins que je le» sois à celui qui me l’a conservée. » Ce qui donnalieu à ce mot, c’est que la princesse, sa mère ,qui était morte peu avant son avènement autrône , avait vécu dans une très grande médio-crité de fortune à Paris , où elle s’était retirée,et où elle avait occupé un petit hôtel derrièrele Luxembourg . Je ne parle pas du frère de